Agenda : En juin, Mad dog expose au shop tatoo BMC Concept. Pimp ton 10 juin au vernissage !

Voilà un moment comme je les aime en dehors du temps : une binouze, du soleil … et se poser à discuter pépouze sur l’expo à venir. Et puis, au final rentrer un peu plus, toujours plus dans l’intimité de l’artiste et se rendre compte qu’il n’y a pas que sa création qui est belle.

Owiii, à l’expo vous y trouverez des toiles, des gravures, des stickers que vous pourrez acquérir, mais surtout, un univers empreint d’onirisme et un artiste dont on ne peut pas  louper l’occaz de rencontrer.

Rendez-vous le 10 juin pour les présentations !

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  • Pourquoi Mad dog 犬神 ?

Culturellement je viens de la glisse, du skate. C’est Jay Adams, l’un des pionniers du skateboard et Seigneur de Dogtown qui m’a inspiré. C’était l’un de ses surnoms.

Et puis sans doute qu’il y a des choix qui sont là, comme imposés, quoi que tu fasses.
En Europe, les périodes de canicule surviennent lorsque la constellation du chien est visible.
Le terme canicule lui est associé. Je suis né en juillet. Cela m’est donc paru comme une évidence.

  • Si tu devais te définir ?

Artiste dans le sens où cela signifie « placer l’art avant tout » !

Je ne peux pas renier ce que je suis. Ma sœur me traînait dés mon plus jeune âge dans les musées. Mon identité c’est faite par la peinture classique : Rembrandt, Klimt … qui m’inspirent encore aujourd’hui dans ma gravure.

Je suis peintre, graveur, illustrateur, graffiti designer : mais est-ce une fin en soi ?
L’essence même étant celle de créer et de réaliser.
Je considère qu’il n’y a pas de freins entre le minimalisme et l’exubérance.

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J’ai juste besoin de faire ça : de peindre, de graver. Ça m’aspire. J’essaye de dépasser constamment l’académisme pour expérimenter la créativité. Je n’aime pas ce qui est figé.
L’idée c’est de sortir des codes et de participer à la synergie du mouvement comme le disait Jackson Pollock.

Je moule pas mon style, je développe la méthode et j’essaye de la faire évoluer sur différents médiums.

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L’essentiel pour moi c’est le dessin, la ligne, la composition, la profondeur du détail.
Je suis à la fois absent, acteur et spectateur. J’observe en pleine conscience pour ressentir : être dedans, ne pas être dissocié.

Je dessine toujours à postériori, jamais en live. J’absorbe l’ambiance, l’univers et je prends du recul pour créer.
Je peux passer une journée entière au vivarium du jardin des plantes rien qu’à observer le mouvement des reptiles.

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« Rentre et dessine » disait un maître japonais à ses disciples.

Paradoxalement l’idée à la fois de me bagarrer jusqu’au bout ou de tout lâcher m’anime lorsque je crée.
Je dirais que c’est apprendre de ses erreurs : « Faut attendre personne. Vivre pour soi et on peut mourir après ». Il faut juste prendre sa place et donner à son envie, jusqu’aux viscères.

Je suis un « enfant terrible ». Je le revendique sans aller jusqu’à la bêtise. Je ne me prends pas au sérieux. Je reconsidère les choses car rien n’est acquis ni fini.

  • Pourquoi sortir de ton atelier pour t’exprimer dans la rue ? Que souhaites-tu montrer ? Que recherches-tu ?

Aller au dehors de l’atelier c’est sortir de ta zone de confort. C’est comme lorsque tu plonges dans l’océan : tu acceptes de prendre les risques de l’inconnu.
C’est pour moi une façon d’être et de penser. C’est salutaire pour sortir de l’obsession dans laquelle m’emprisonne l’atelier.

Le « mur » c’est se faire kiffer, c’est pour moi une surface idéalisée.
Le mur n’appartiens à personne et il s’offre à toi dans l’errance de la rue.
C’est être dans la prise de conscience et dans dans la gestuelle d’un corps libre.

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Ma première expérience dans la rue. C’est à 18 ans avec mon bro. Un tag sur un portail électrique. C’était vraiment pas beau. Juste sale. Mais l’adrénaline de l’interdit et de l’extérieur, surtout, étaient comme un appel.

L’expérience du graffiti et de murales me permettent de mettre en avant les détails et la lumière et de les poser sur ma technique et les proportions.

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Réaliser une œuvre sur un mur c’est te sentir vivant. Tu peux t’exprimer corporellement. Tu es obligé d’emmener le trait alors que la toile te limite.
C’est le besoin de m’exprimer à travers ce que je sais faire. Je me sens nécessaire. C’est une nécessité à la vie, même si je ne fais pas ça pour les autres, pour être reconnu, c’est le sens de la nécessité avant tout.

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Je ne recherche pas d’utilité dans mon expression ni de sens particulier pour les gens.
Je peins avant tout pour moi. Je me mets souvent en mode autiste, je ne vois personne.
Mais j’avoue que j’aime l’idée que l’art puisse être accessible et non dicté par les influences et le réseau. Je déplore assez l’état du marché de l’art dépassé par le phénomène street-art.

Montrer dans l’œuvre, c’est quelque part rechercher une forme de reconnaissance, alors que je n’ai pas de leçon à donner, ni de message.

C’est juste être libre d’aller là ou je veux aller et advienne ce qu’il adviendra ! C’est un potentiel d’expérimentation. Je pose le sujet principal et puis c’est l’extravagance sur l’envie du moment. J’y vais jusqu’au bout tant que cela me fait triper et j’assume l’échec d’une pièce non terminée.
J’explore dans mon inconnu … mes propres limites.
L’idée c’est de dépasser mes trames, ma technique même si je garde une certaine forme de maîtrise dans le calibre. Mon design n’est pas épuré mais franc.

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Alors que le street art est souvent affichiste et réactionnaire, ce que je fais à juste l’ambition de permettre aux gens de se poser sans cheminement particulier.
L’unique sens donné : c’est que ça vive seul. Je n’impose pas de choix.

Dans mes murales, je fais appel aux références qui me parlent et qui m’inspirent.
Je suis dans la composition picturale, dans l’illustration pure, dans le scénario dans l’œuvre, mais qu’est-ce ça apporte après ?
Est-ce que j’emmène les gens vers une histoire différente ? Celle qui me tiens à coeur ? De montrer ce que l’on ne montre pas, mais qui se devrait de perdurer dans la conscience des gens pour ne pas oublier l’essence même de l’être humain ?

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  • Si tu devais partager avec nous, un leitmotiv qui te permet de te donner une ligne directrice ?

On reboucle la boucle et on reviens au skate et à Jay Adams, avec la philosophie de « vivre et de dépasser ce que l’on est » tout simplement et puis, surtout cette idée de rester un éternel enfant avec la maturité de l’adulte « tu ne quittes pas le skateboard parce que tu deviens vieux, mais parce que tu quittes le skateboard que tu deviens vieux ».

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